Le métier d’aide-soignant ne fait pas partie des
professions de santé réglementées dans le code de Santé Publique.
Néanmoins, il est référencé dans la liste des métiers paramédicaux.
Ces métiers sont composés de près de 800 000
professionnels de santé. Ils exercent soit en secteur salarié, dans les
établissements de soins, médico-sociaux, soit dans des cabinets
médicaux, dans les laboratoires, soit en secteur libéral, auquel la
plupart d’entre eux peuvent avoir également accès.
Nés de la spécialisation toujours croissante de la
médecine et de l’accroissement continu de la demande de soins, les
métiers paramédicaux se sont constitués au fil du temps et relèvent de
14 professions : infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de
puériculture, pédicures-podologues, masseurs-kinésithérapeutes,
ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, orthoptistes,
diététiciens, manipulateurs d’électroradiologie médicale,
techniciens de laboratoire, opticiens-lunetiers, audioprothésistes.
Cet ensemble collabore avec le médecin. Souvent,
après que ce médecin ait posé un diagnostic et institué un traitement,
les paramédicaux préparent, soignent, appareillent, réhabilitent et
rééduquent les patients. Cependant, certains professionnels comme les
infirmiers peuvent intervenir de leur propre chef, dans le cadre des
compétences qui leur sont reconnues par la réglementation.
Les professions paramédicales s’adaptent constamment
aux évolutions de la science et des techniques médicales, par les
formations initiales et continues qui leur sont dispensées et par leur
pratique professionnelle quotidienne. De ce fait, elles voient leurs
responsabilités se développer au fur et à mesure de l’extension de
leurs compétences.
Le domaine d’activité paramédical connaît une
situation de quasi plein emploi, voir même de sous-effectif (ainsi les quotas d’entrée dans les Instituts de
formation en soins infirmiers (IFSI) ont été augmentés par décision
ministérielle de 8000 places en 2000 par rapport à 1999)
Ces
professions garantissent donc un emploi stable en secteur salarié et
également de grandes possibilités de développement et d’initiative en
secteur libéral, pour les professionnels qui y ont accès.
Dans les structures hospitalières, les paramédicaux
exercent de plus en plus souvent en collaboration interprofessionnelle,
afin d’améliorer le service rendu aux patients. Dans le domaine
extra-hospitalier et libéral, ils participent à la création des
réseaux de soins comme le «réseau santé social ».
Les professions paramédicales ont aussi des
domaines d’application spécifiques. Certaines d’entre elles relèvent
du domaine des soins aux personnes, les autres de la rééducation, les professions
restantes du domaine médico-technique. Les formations conduisant à ces
professions sont d’une durée comprise entre 1 an pour les plus courtes
(aides-soignants, auxiliaires de puériculture) et 4 ans pour la plus
longue (orthophonistes). Les autres formations durent 2 ans
(opticiens-lunetiers, audioprothésistes, diététiciens) ou 3 ans
(infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues,
psychomotriciens, ergothérapeutes, manipulateurs d’électroradiologie
médicale, techniciens de laboratoire, orthoptistes). La plupart des
formations sont dispensées dans des écoles ou des instituts sous tutelle
du Ministère chargé de la Santé, les autres sont dispensées en
Université ou dans des écoles relevant du ministère chargé de l’Education
Nationale.
Enfin, certaines professions s’exercent en direction
de publics bien définis : les enfants pour les auxiliaires de
puériculture, les personnes handicapées ou accidentées pour les
professions de rééducation. Les professions restantes concernent en
revanche tous les publics.