Publicité
Les offres d'emploi
Publicité

25 ans de prison pour l'aide-soignante empoisonneuse

Ludivine Chambet, ancienne aide-soignante de l'Ehpad du Césalet (73) poursuivie pour l'empoisonnement de 13 personnes âgées, dont 10 en sont mortes, a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle.

main médicamentsÀ l'issue de onze jours de procès et six heures de délibérations, Ludivine Chambet, qui exerçait en tant qu'aide-soignante au sein de l'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) du Césalet, à proximité de Chambéry, a été condamnée à 25 ans de prison par la cour d'assises de la Savoie. Elle était poursuivie pour l'empoisonnement de 13 personnes âgées, dont 10 en sont décédées. Âgée de 30 ans au moment des faits commis entre septembre 2012 et novembre 2013, elle encourait la perpétuité et l'avocat général avait réclamé 30 ans de réclusion le lundi 22 mai 2017 durant le réquisitoire.

L'aide-soignante "voulait faire du bien"

Durant l'enquête judiciaire qui a été menée, Ludivine Chambet avait reconnu avoir administré des produits psychotropes à neuf personnes afin de les "soulager" et "d'apaiser leurs souffrances" alors qu'ils n'étaient pas en fin de vie et n'avaient pas exprimé l'envie d'abréger leur vie. L'enquête a déterminé que huit femmes et cinq hommes âgés de 76 à 96 ans ont été ciblés.

Deux collèges d'experts psychiatres avaient été mandatés durant l'instruction afin d'examiner l'aide-soignante. Selon leparisien.fr, les Drs Patrick Blachère et Daniel Zagury ont pointé du doigt la complexité psychique de Ludivine Chambet. À l'époque des faits, l'aide-soignante, était particulièrement affectée par le décès de sa mère avec qui elle entretenait une relation fusionnelle. Selon ses proches, elle ne supportait plus de voir des gens souffrir. Pour les psychiatres, l'ancienne aide-soignante, ancienne prématurée née avec une maladie génétique rare, est une personne "fragile et immature psychiquement". 

Au moment du verdict, Ludivine Chambet est restée impassible. Pour les familles des victimes, dont certaines attendaient surtout la reconnaissance de la culpabilité de l'aide-soignante, il s'agit désormais de tourner la page. "Il n'y a pas d'acharnement, pas de haine", ont ainsi assuré certains proches.

Partagez cet article sur :