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Agnès Buzyn est la nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé

C’est la fin d’un long suspense. Après la nomination du Premier ministre Edouard Philippe, lundi 15 mai 2017, on connaît désormais la composition de son gouvernement. Le nom du ministre de la santé était particulièrement attendu. C'est finalement Agnès Buzyn qui vient d’être nommée au ministère des Solidarités et de la Santé. Et alors que plusieurs noms circulaient depuis plusieurs jours, sa révélation apparaît plutôt comme une surprise. 

Agnès Buzyn ministre santé 2017Après avoir dirigé l’Institut national du cancer entre mai 2011 et mars 2016, cette hématologue de 54 ans avait pris, en mars 2016, la tête de la Haute Autorité de santé. Elle est aujourd'hui ministre des Solidarités et de la Santé.

Professeur d'université en médecine, spécialiste d'hématologie, d'immunologie des tumeurs et de la transplantation, Agnès Buzyn vient d'être nommée ministre des Solidarités et de la Santé. Après avoir dirigé l’Institut national du cancer entre mai 2011 et mars 2016, cette hématologue de 54 ans avait pris, en mars 2016, la tête de la Haute Autorité de santé. À l’INCa, j’ai eu des décisions difficiles à prendre. Et à chaque fois, je me suis dit la même chose : est-ce que cela sera ou non utile aux patients ? Une fois cela en tête, la décision est plus facile, avait confié Agnès Buzyn à La Croix en 2016.

Est-ce que cela sera ou non utile aux patients ? Une fois cela en tête, la décision est plus facile

Cette ancienne interne des hôpitaux de Paris (IHP) a réalisé la majeure partie de son parcours de médecin hématologue et d’universitaire à l’université Paris Descartes (Paris V). A l'Hôpital Necker où elle a été responsable de l’unité de soins intensifs d’hématologie adulte et de greffe de moelle (1992-2011), elle a laissé son empreinte, car elle était très disponible et proche des patients et des équipes, raconte une soignante qui a oeuvré à ses côtés dans l'unité de soins intensifs. Elle a enseigné l’hématologie et l’immunologie des tumeurs et de la transplantation dans plusieurs modules universitaires puis elle est devenue professeur d’hématologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie. Ses nombreux travaux dans les domaines de la greffe de moelle, de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) et de la leucémie myéloïde chronique (LMC) ont donné lieu à plus de 150 publications originales dans des revues scientifiques en langue anglaise. En mars 2016, elle est officiellement nommée présidente du collège de la Haute Autorité de santé. Elle était encore récemment Professeur d’hématologie à l’Université Pierre & Marie Curie Paris VI et conservait une activité de consultation d’hématologie à l’hôpital Saint-Antoine. Ce 17 mai 2017, elle succède donc à Marisol Touraine, devenant la ministre des Solidarités et de la Santé du gouvernement d'Édouard Philippe.

Cette médecin de 54 ans est l'un des visages neufs du gouvernement Philippe. Elle incarne la société civile.

Qu’attend la profession infirmière du nouveau ministre ?

Pendant la campagne présidentielle, la profession infirmière a exprimé ses attentes par la voix de ses représentants (Ordre Infirmier, associations, syndicats). Plus de sécurité, plus de reconnaissance, une plus grande représentation de la profession dans les grandes instances de décision sur les questions de santé... Autant d'attentes renouvelées sous le quinquennat de François Hollande et jusque-là peu entendues par Marisol Touraine. La nouvelle ministre ne devra pas tarder à en prendre conscience, si cela n’est pas déjà fait. Gageons que la communauté infirmière dans son entier saura le lui rappeler très vite si besoin.

Premières réactions...

La FHP prête à travailler avec la ministre de la Santé "dans un esprit ouvert et constructif"

La FHP, Fédération de l'hospitalisation Privée n'a pas tardé à réagir à cette nomination par voie de communiqué.  Je tiens à saluer la nomination de la ministre de la Santé et lui adresse tous mes vœux de réussite. En tant que présidente de la Haute autorité de santé (HAS), Madame Agnès Buzyn, professeure de médecine, est une fine connaisseuse des questions de santé. Elle est parfaitement au fait des enjeux et des défis à relever pour transformer et pérenniser notre système de santé, et notamment des questions de qualité et de sécurité des soins. Les chantiers que nous avons à mettre en œuvre ensemble sont immenses et les attentes des Français sont fortes, comme on l'a vu durant la campagne présidentielle , déclare Lamine Gharbi, président de la FHP, qui regroupe 1.000 cliniques et hôpitaux privés. Nous sommes impatients de tourner la page d'un quinquennat qui a marqué une hostilité sans précédent vis-à-vis de l'hospitalisation privée et de la médecine libérale et qui, plus largement, a divisé les acteurs de santé. Le président de la République a insisté sur la nécessité de travailler ensemble, de décloisonner et de rééquilibrer les approches en matière de santé. Nous ne pouvons que souscrire à cette approche pragmatique qui prend en compte les rôles et réalités de terrain, poursuit Lamine Gharbi. Rétablir le dialogue et la confiance avec les acteurs de santé est un prérequis. D'une certaine manière, s'il y a bien un domaine emblématique où l'on peut trouver un consensus national fort, c'est bien celui de la santé. La santé n'est ni de droite ni de gauche mais un bien commun que nous nous devons de préserver mais aussi de réinventer.

"La FHF sera pour la nouvelle Ministre un partenaire constructif, vigilant et ouvert au dialogue, comme nous l’avons toujours été"

La FHF, Fédération hospitalière de France, est de son côté, sensible à la nomination d’une personnalité qui connaît parfaitement  les enjeux et la complexité du secteur de la santé, dans un moment où les attentes des Français comme des professionnels sont fortes.
Dans son communiqué, elle exprime ne pas douter qu’elle saura rétablir une relation de confiance, d’écoute et de dialogue avec la communauté hospitalière dont elle connaît l’engagement au service des patients et des résidents a déclaré Frédéric Valletoux, président de la FHF.

Réformer pour sauver la Santé !

La Fédération des Médecins de France tient à adresser toutes ses félicitations à la nouvelle Ministre de la Santé Agnès Buzyn. Cette nouvelle nomination doit être l'occasion de s'éloigner du dogmatisme et de la pseudo concertation imposés ces cinq dernières années. La FMF soutiendra le Président de la République dans sa volonté de réforme et invite sa Ministre de la Santé à son prochain Congrès, qui se tiendra les 8, 9 et 10 juin prochains à Marseille.

"Une grande professionnelle pour qui le secteur de la santé n'a aucun secret"

La FEHAP, la fédération de référence du secteur non lucratif de la santé et des solidarités, salue la nomination d’Agnès Buzyn à la tête du Ministère des solidarités et de la santé et lui adresse ses vœux de réussite.  Agnès Buzyn est une grande professionnelle pour qui le secteur de la santé n'a aucun secret a souligné Antoine Perrin, directeur général de la FEHAP, lors de l’annonce de sa nomination.
La Fehap souhaite rencontrer les nouveaux ministres dans les plus brefs délais afin d’amorcer dès maintenant une dynamique de travail pour donner toute sa place au secteur privé non lucratif de la santé et des solidarités avec pour objectif que l’usager soit au cœur de notre système de protection sociale dans une logique de parcours aussi bien dans le soin que dans l’accompagnement.

"Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités et à travailler sur tous ces sujets avec la nouvelle équipe gouvernementale"

Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française, a félicité Agnès Buzyn pour sa nomination au ministère de la santé et lui a fait savoir qu'il était prêt à travailler rapidement avec elle pour favoriser l’accès aux soins. Nous partageons la volonté du Président de la République de faire davantage confiance aux forces sociales et économiques, d’améliorer l’accès aux soins des Français sur tout le territoire et de réduire leurs restes à charge pour les soins courants les plus onéreux, précise Thierry Beaudet.

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