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Journées Francophones des Aides-soignants 2018

Découvrez les Journées Francophones des Aides-soignants, le rendez-vous annuel incontournable pour tous les aides-soignants. Les 25 & 26 janvier 2018 à Paris.

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Ne pas réduire l'hygiène au lavage des mains et à la propreté

En janvier dernier, les Journées francophones des aides-soignants étaient l'occasion d'aborder les thématiques de l'hygiène et de l'infectiologie. Plusieurs experts et équipes ont partagé leur expérience et leurs connaissances en la matière. Aide-soignant.com revient sur ces journées qui ont été riches en enseignements pour les professionnels. Le Dr Stéphane Gayet, infectiologue-hygiéniste, Praticien hospitalier responsable de l'ARLIN Alsace, CHRU de Strasbourg, revient sur le concept d'hygiène de nos jours.

Hygiène, étymologie, acception vraie et dérapage sémantique

étymologie hygiène

Hygiène des mains lavageL’hygiène est une branche de la médecine dont l’objectif est la préservation de la santé. C’est une discipline préventive, l’hygiène relève du domaine de la prévention. L’adjectif hygiénique désigne ce qui se rapporte à l’hygiène.

La santé n’est pas la simple absence de maladie, elle désigne selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) un état de complet bien-être physique, mental et social. Alors que la maladie et la mort sont des notions concrètes, on voit que la santé selon l’OMS est de type conceptuel, c’est donc un concept. Étant donné que l’hygiène est définie en prenant pour référence la santé, son objectif est également un concept, et elle devient elle-même un concept.

La prévention comprend elle-même trois niveaux : la prévention primaire concerne les actions qui visent à éviter la survenue d’événements indésirables, la prévention secondaire les actions qui visent à atténuer un événement indésirable débutant et la prévention tertiaire les actions qui visent à minimiser les conséquences d’un événement indésirable. L’hygiène appartient surtout aux domaines de la prévention primaire, principalement, ainsi que secondaire mais beaucoup moins souvent tertiaire. Il faut donc bien avoir à l’esprit le fait que l’hygiène est dirigée vers la prévention de la santé, et non le confort, l’esthétique ou le rassurement. Le mot hygiène ne doit donc être utilisé que pour des actions vraiment préventives.

Dans le langage courant, parlé comme écrit, le mot hygiène et l’adjectif hygiénique ont pris au fil des années une acception erronée, source de méprises ainsi que d’erreurs comportementales. Voici une liste non exhaustive d’expressions dans lesquelles le mot hygiène ou l’adjectif hygiénique sont le plus souvent employés à contresens : hygiène des locaux, hygiène corporelle, hygiène du linge, hygiène de l’air, papier hygiénique, protection hygiénique... Car, dans ces expressions, il ne s’agit le plus souvent pas d’une mesure de prévention de l’infection. La réalité est, qu’au fil des ans, le mot hygiène, de nature conceptuelle et donc peu accessible à l’entendement, a pris un sens dérivé et inexact, véritablement dénaturé : un contresens. L’hygiène est, dans l’esprit de beaucoup de personnes, synonyme de « salubrité, propreté, nettoyage, désinfection... ». D’où vient cette confusion, cette méprise ? Manifestement, il y a une grande majorité de personnes qui est persuadée que la prévention des infections, aussi bien à l’échelle individuelle que collective, relève d’une lutte contre les microorganismes dans l’environnement, ce qui est erroné, car la très grande majorité des maladies infectieuses de l’homme est due à des microorganismes dont le réservoir principal est le corps humain. Au contraire, les microorganismes de l’environnement sont dans l’immense majorité des cas non pathogènes pour l’homme et même assez souvent favorables à notre santé. Désinfecter le sol d’une cuisine ou des toilettes ne préviennent aucune infection. L’origine d’une telle méprise dont les conséquences sont graves (non prévention des infections et intoxications chimiques) remonte très probablement aux grandes épidémies historiques où l’environnement jouait un rôle épidémiologique certain : peste, choléra, poliomyélite aiguë, tuberculose…

Toujours est-il qu’en milieu de soins comme à domicile, il y a encore une majorité de personnes qui est intimement persuadée que l’hygiène est une affaire d’environnement : désinfecter le sol, désinfecter l’air, ou bien de linge. À l’époque où les établissements de santé publics et privés ont initié leur démarche qualité au début de l’accréditation, la plupart ont commencé à élaborer des protocoles en commençant par… « l’hygiène des locaux », ce qui était une double erreur d’appréciation : d’une part, l’expression n’est pas juste et d’autre part, l’entretien des locaux n’est certainement pas la priorité en matière de protocoles au sein d’un établissement de santé.

Bon nombre de professionnels de soins, parmi lesquels les médecins ne sont pas les moins représentés, ont tendance, consciemment ou inconsciemment, à réduire l’hygiène au lavage ou à la désinfection des mains, et encore bien pire, à la propreté du linge et notamment celles des tenues de travail, ou à la propreté des locaux et plus particulièrement celle du sol.

Déclinaison du concept hygiène dans les domaines de la santé

L’hygiène étant la branche de la médecine ayant pour objectif la prévention des maladies en général, ce vocable concerne au demeurant toutes les composantes de la santé pour lesquelles une prévention est possible, c’est-à-dire en réalité toutes jusqu’à preuve du contraire. On distingue en effet plusieurs hygiènes, déclinées selon les différents domaines de la santé et la médecine :

  • l’hygiène du sommeil, qui consiste à prévenir les troubles qualitatifs et quantitatifs du sommeil, de façon à obtenir un sommeil équilibrant ;
  • l’hygiène alimentaire, qui consiste à ingérer une nourriture qualitativement et quantitativement adaptée au besoin de chacun, ainsi que de nature à prévenir l’augmentation de la masse grasse et l’athérome artériel ; elle traite de l’ingestion des boissons en général, dont celle d’alcool (dans les centres d’alcoologie, l’expression est utilisée avant tout pour le sevrage alcoolique) ;
  • l’hygiène mentale et sociale, qui consiste à prévenir les troubles de la personnalité et de la sociabilité, par des mesures de type comportemental ;
  • L’hygiène physique, qui consiste à prévenir les troubles liés à l’insuffisance (diabète de type 2) ou au contraire à l’excès (lésions) d’exercice physique ;
  • l’hygiène bucco-dentaire, qui consiste à prévenir les caries et parodontites par un entretien pluriquotidien des dents et des gencives, ainsi que par des mesures portant sur le choix qualitatif et quantitatif des aliments (danger du saccharose et des sucres rapides en général, pris en dehors des repas) ;
  • l’hygiène sexuelle, qui consiste à prévenir les infections ainsi que les lésions non infectieuses liées à la pratique de la sexualité sous toutes ses formes ;
  • L’hygiène des pieds, qui consiste à prendre soin tous les jours de ses pieds et à utiliser des chaussures adaptées, de façon à éviter les traumatismes, plaies, mycoses, cors, durillons et autres callosités, ongles incarnés et l’hallux valgus ;
  • l’hygiène microbienne, qui consiste à prévenir les infections par des mesures portant sur la transmission interhumaine des microorganismes, ainsi que sur le déplacement et la pénétration des microorganismes au sein d’une même personne. En pratique, le mot hygiène est un peu devenu synonyme d’hygiène microbienne, ce qui est gênant, car ce dérapage sémantique contribue à la confusion entre hygiène microbienne et propreté ou désinfection.

Ce sont là les principaux domaines pour lesquels le mot hygiène a un sens consacré par l’usage et de fait couramment employé mais on pourrait fort bien étendre cette utilisation du concept hygiène à bien d’autres domaines. La dérive sémantique qui affecte le terme hygiène est préjudiciable, car elle tend en pratique à dévaloriser ce concept de prévention. Dans les magasins, les catalogues et sur les sites marchands, il est d’usage de trouver des rayons d’hygiène, des produits et des accessoires d’hygiène, qui n’ont en général pas grand chose à voir avec la prévention, notamment celle des infections.

Particulièrement en France, l’hygiène est devenue, dans l’esprit commun, un peu synonyme de lavage, nettoyage, propreté, désinfection ou même obsession de netteté, et sa perception, plus spécialement dans le psychisme masculin, a tendance à être celle d’un domaine « de femmes », qui serait d’un « niveau inférieur », par rapport aux domaines intellectuels, financiers, politiques et autres. Le terme est manifestement dévalorisé, ce qui ne va pas dans le sens d’une adhésion du grand public à la prévention sanitaire.

L’hygiène est la prévention des infections par des actions portant essentiellement sur l’empêchement ou la limitation de la contamination microbienne avant, pendant et immédiatement après tous les soins, ce terme étant considéré dans son acception la plus large admise actuellement.

L'hygiène microbienne ou hygiène : une fausse simplicité

Étant donné que le mot hygiène, déjà employé à la place de l’expression hygiène microbienne, est plus ou moins devenu, dans le langage courant, synonyme de lavage, nettoyage, propreté, désinfection… cela entraîne ipso facto une perception réductrice, simpliste et bien erronée des principes et méthodes de prévention de l’infection.

La réalité est toute autre : l’hygiène, terme que nous emploierons à partir de maintenant à la place de l’expression hygiène microbienne, est une discipline complexe, fort complexe même, qui demande beaucoup de connaissances, d’expérience, de savoir-faire et toujours de la réflexion. L’hygiène comporte certes un grand nombre de bonnes pratiques, mais elle est tout sauf un ensemble de réflexes automatiques qu’il suffirait d’activer en telle ou telle circonstance.

Bon nombre de professionnels de soins, parmi lesquels les médecins ne sont pas les moins représentés, ont tendance, consciemment ou inconsciemment, à réduire l’hygiène au lavage ou à la désinfection des mains, et encore bien pire, à la propreté du linge et notamment celles des tenues de travail, ou à la propreté des locaux et plus particulièrement celle du sol. Ces perceptions sont bien entendu complètement fausses et même désolantes. Nous allons envisager ces trois aspects un à un pour préciser en quoi cette perception de l’hygiène est tout à fait erronée :

  • l’hygiène n’est pas le lavage ni la désinfection des mains. Le lavage ou la désinfection des mains sont une méthode d’antisepsie qui concoure à la mise en oeuvre de l’asepsie. Il s’agit de réaliser cette pratique où et quand cela est indiqué (et non pas opportun : la traduction phonétique, paresseuse et impropre des expressions anglaises, comme « handwashing opportunities », fait des dégâts). Un soignant qui passerait beaucoup de temps à se laver ou se désinfecter les mains pendant son temps de travail, et qui omettrait de le faire juste quand cela est indiqué, aurait une mauvaise hygiène. Cette mauvaise hygiène consisterait en un risque d’agression dermique (qui favorise la perturbation du microbiote cutané) et en une non-maîtrise du risque de contamination manuportée lors d’un soin d’exigence aseptique (par exemple, la réalisation d’un soin en général). Cette dangereuse bévue n’est pourtant pas exceptionnelle : « Monsieur l’hygiéniste, moi, j’ai une bonne hygiène des mains, car je me lave très souvent les mains au cours de la journée » — « Madame, ce n’est pas cela avoir une bonne hygiène des mains ; vous pouvez vous les laver 20, 30 ou 40 fois par jour, si vous ne le faites pas juste quand il le faut, c’est le contraire d’une bonne hygiène ». De plus, l’hygiène des mains ne se résume pas à une technique : elle comprend aussi le fait d’avoir des ongles coupés à raz, l’absence de faux ongles et de vernis, l’absence de bijoux et de montre-bracelet ainsi que l’absence de manches longues, les poignets et l’extrémité distale des avant-bras devant être dégagés ; en vérité, bon nombre de soignants ont une perception égoïste de l’hygiène : c’est l’hygiène pour soi. Ils ont la préoccupation de ne pas se contaminer les mains, ayant peur de développer une infection ou de rapporter un microorganisme pathogène à leur domicile ;
  • l'hygiène n’est pas la propreté du linge. La propreté du linge — comme du reste la propreté corporelle en général — apporte du confort et du bien-être. C’est une mesure dont l’effet est agréable, la propreté étant liée à l’ordre, or ces deux états ont des vertus ergonomiques, rassurantes et bienfaisantes mais la propreté du linge en général ne prévient pas les infections. Il y a toutefois des situations particulières où la contamination du linge peut être à l’origine d’infection : la contamination des manches longues des blouses des médecins, la contamination des draps d’un malade ayant une porte d’entrée telle qu’un cathéter veineux ou une sonde urinaire, du moins dans la mesure où une partie très contaminée d’un drap viendrait à entrer en contact prolongé et répété avec une solution de continuité sur une ligne de perfusion veineuse ou sur une ligne de drainage urinaire, éventualité en réalité beaucoup moins probable que celle d’une contamination de ces mêmes solutions de continuité par une main ou une main gantée contaminées. Autre exception : un essuie-mains en tissu (article heureusement d’un autre âge pour les milieux de soins) est un vecteur redoutable pour une transmission microbienne entre deux personnes mais il faut retenir que des draps bien lavés et éclatants de blancheur n’ont pas grand-chose à voir avec la prévention de l’infection : ce n’est pas une mesure d’hygiène ;
  • l’hygiène n’est pas la propreté des locaux. L’absence de poussière, la netteté et le caractère brillant, voire étincelant d’un sol quelle qu’en soit sa nature, sont des aspects agréables et rassurants, mais n’apportent rien à la prévention des infections. C’est l’occasion de dire et même d’affirmer que la transmission des microorganismes s’effectue essentiellement d’individu A à individu B (hétérotransmission), ou bien d’individu A à individu A (autotransmission). Un vecteur peut intervenir (transmission indirecte par vecteur), mais c’est un objet et non pas une surface distante. D’une part, l’environnement distant (sol, murs et surfaces portées ou hautes éloignées du soin) est faiblement concentré en microorganismes pathogènes (sauf cas très particuliers), d’autre part, la probabilité pour qu’un microorganisme pathogène éventuellement présent sur l’une de ces surfaces parvienne à contaminer une personne soignée au niveau ou à proximité d’une porte d’entrée est vraiment très faible. Enfin, les courants de convection pouvant parfois déplacer les microorganismes non adhérents (c’est-à-dire ceux présents dans les poussières) ne jouent pas de rôle déterminant en dehors du bloc opératoire et des autres unités à haut risque infectieux. En d’autres termes, la désinfection du sol dans les chambres de malades (sauf exception) n’apporte aucune sécurité infectieuse, c’est une mesure traditionnelle, mais ni scientifique, ni même empirique.

Il y aurait bien d’autres exemples à développer que ceux des mains, du linge et des locaux mais ces trois exemples sont parlants en ce sens que fréquemment l’objet d’une perception erronée, tant sur le plan des objectifs que sur celui des méthodes de l’hygiène. Cela dit en passant, si l’hygiène hospitalière était la somme arithmétique du lavage ou de la désinfection des mains, du lavage et de la propreté du linge, ainsi que du nettoyage ou de la désinfection des locaux, ce ne serait pas l’affaire de spécialistes hygiénistes : tout un chacun est capable de comprendre et de réaliser ces trois mesures. A dire vrai, beaucoup de médecins pensent encore que les hygiénistes sont des personnes inutiles qui sont payées à ne rien faire.

Une autre perception simpliste et erronée de l’hygiène, du reste liée aux aspects vus précédemment, porte sur les prélèvements de surface. D’aucuns pensent que le travail d’hygiéniste consiste à vérifier la propreté visuellement et la non-contamination microbienne des surfaces par des prélèvements : « Voilà encore l’hygiéniste avec ses boîtes de pétri, ses écouvillons ou son aéro-biocollecteur : que va-t-il bien pouvoir trouver cette fois ? Il n’a donc rien d’autre à faire que de venir faire des prélèvements ? » D’une part, c’est là plutôt un travail de technicien microbiologiste que d’hygiéniste, d’autre part, l’intérêt de ces prélèvements est plus que discutable en dehors des unités à haut risque infectieux que sont les blocs opératoires et autres salles d’intervention.

Dans le langage courant, parlé comme écrit, le mot hygiène et l’adjectif hygiénique ont pris au fil des années une acception erronée, source de méprises ainsi que d’erreurs comportementales.

Désapprendre l'hygiène pour réapprendre l'hygiène

Nous l’avons vu, la perception de l’hygiène, tant par le grand public que par bon nombre de professionnels de soins, est souvent simpliste, réductrice et erronée. Il est impératif et même urgent de désapprendre cette hygiène dénaturée pour réapprendre la véritable hygiène, celle qui prévient les infections conformément à son objectif réel et noble.

On ne peut pas bien mettre en application l’hygiène sans connaître les notions essentielles sur les microorganismes, leurs réservoirs principaux et accessoires, leurs conditions de vie ou d’existence, leurs modes de transmission et leurs pouvoirs pathogènes, sans connaître les méthodes et les moyens de lutter contre ces microorganismes, sans connaître les produits (antiseptiques, désinfectants) et les procédés (stérilisation, asepsie, précautions septiques standard et complémentaires) de lutte contre ces microorganismes, sans comprendre ce que l’on fait et pourquoi on le fait, au lieu de confondre — comme c’est courant — mesures d’asepsie ou précautions septiques complémentaires, avec un déguisement.

La prévention de l’infection lors des soins — l’hygiène hospitalière — repose avant tout sur l’asepsie et l’antisepsie. Ces deux méthodes princeps sont en réalité complexes, tant à comprendre qu’à appliquer. L’hygiène n’est pas un ensemble de protocoles, mais avant tout un comportement — ici, professionnel — préventif et surtout aseptique, reposant sur un savoir et un savoir-faire conformes à l’état de la science et de l’art.

Chaque soignant doit parfaitement faire la différence entre l’hygiène altruiste qui vise à protéger les personnes soignées, et l’hygiène pour soi qui vise à protéger le soignant. De fréquentes et nombreuses erreurs sont commises à ce sujet, essentiellement sur le plan du lavage ou de la désinfection des mains, ainsi que sur celui du port et de l’utilisation des gants à usage unique. Le soignant — comme presque tout individu — pense naturellement à se protéger mais il faut qu’il le fasse avec connaissance et discernement. Surtout, sa mission de soignant veut qu’il protège les personnes soignées : l’hygiène pour soi est instinctive, l’hygiène pour autrui est éducationnelle. Manquer cette mission quotidienne et exigeante d’hygiène pour autrui est pour un soignant un manquement professionnel, certes invisible, mais inacceptable et même condamnable.

Il est impératif et même urgent de désapprendre cette hygiène dénaturée pour réapprendre la véritable hygiène, celle qui prévient les infections conformément à son objectif réel et noble.

Alors, que retenir en pratique ?

L’hygiène (microbienne) n’est ni le lavage, ni le nettoyage, ni la désinfection, ni la propreté, ni la stérilité, ni l’obsession microbienne, fréquente. L’hygiène est la prévention des infections par des actions portant essentiellement sur l’empêchement ou la limitation de la contamination microbienne avant, pendant et immédiatement après tous les soins, ce terme étant considéré dans son acception la plus large admise actuellement.

L’hygiène se comprend autant qu’elle s’apprend et devrait souvent être simplifiée dans sa mise en oeuvre, car la complexité et la diversité des protocoles ou modes opératoires nuisent incontestablement à une bonne application de l’hygiène (hospitalière) au quotidien.

JFAS : deux journées de formation dédiées aux aides-soignants

Chaque année en janvier, les Journées Francophones des Aides-Soignants, un congrès national de 2 jours, permet aux aides-soignants de s'exprimer et de partager avec leurs collègues venus de toute la France. La formation est transmise par des experts, professeurs, médecins, infirmiers, aides-soignants… mais aussi par des AS des pays francophones. L'occasion pour les aides-soignants d'actualiser leurs connaissances et de se former à de nouvelles compétences !

La prochaine édition des JFAS se tiendra les jeudi 25 et vendredi 26 janvier 2018 à l'Espace Charenton, à Paris. Elle aura pour thématique « L'aide-soignant, l'agressivité et la violence dans les soins : comment être bientraîtant et responsable avec les patients et leur famille ». À cette occasion, un appel à poster est lancé. Pour plus de renseignements : c.declercq@trilogie-sante.com

Pour en savoir plus : trilogie-sante.com

Stéphane GAYET
Infectiologue-hygiéniste
Praticien hospitalier
Responsable de l'ARLIN Alsace
CHRU de Strasbourg

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